
Numéro
7
Jeudi 23 Novembre 2006

SOMMAIRE
L'edito
d'Olivier
Le journal de la League 1
Le journal de la League 2
La rubrique de Pierrot
L'analyse de Dominique
Retrouvez
votre équipe de charme !

L'EDITO
D'OLIVIER
 |
Salut
c’est Olive. Aujourd’hui je tenais à vous remercier,
vous lecteurs, de me permettre d’exercer cette merveilleuse
profession qu’est le journalisme et de passer des week-ends
exaltants comme ce dernier.
Tout commence samedi « matin », où des barres
de fer en béton armées de tessons de bouteille martèlent
mon crâne atrophié. Les invitées de la veille
me rappellent à mes devoirs en croyant bon de me préciser
que je suis censé couvrir le match Racing Celtic Stars
/ Olympique du Tchépakoi pour le torchon dont je suis le
rédacteur en chef.
Je prends deux ou trois Valium avec mon bol de beaujo pour tenir
le coup. Je croise mon miroir et je vois Garfield qui me dit que
je suis à la bourre, je lui dis d’aller se faire
foutre, je suis rédac’ chef donc c’est moi
qui décide. J’avale tout de même un petit corticoïde
pour essayer d’ouvrir les deux raviolis moisis qui me servent
de paupières. Le temps d’enfiler un calbute et je
me retrouve dehors sous la pluie, je me rends compte que je vais
avoir froid, je remonte mettre des chaussettes.
Je hèle un taxi bien attelé ; les cheveux ont de
beaux muscles bien saillants, je me dis qu’il feraient probablement
de bons latéraux. Je demande au cocher de s’arrêter
pour prendre une jeune auto-stoppeuse slovaque qui me reconnaît
instantanément et monte pour me faire un revue de presse
complète. Je me sens tout de suite mieux renseigné
en arrivant au Tiny Track Stadium.
En revanche le trajet m’a laissé le gosier incroyablement
sec. Je prends Quatre Kir Royal que je passe sur la note du gros
Pierrot. Ragaillardi par ces mises en bouche je ne mesure même
pas à quel point il fait un temps de merde, et surtout
à quel point les gens du coin me détestent. J’en
entends de toutes sortes, de « pédocrate »
à « mélanthropiste ». Hilare, je leur
brandis depuis mon calebard de vieilles éditions de But
souillées et les faisant tournoyer dans l’air poisseux
de leur capitale. Une vieille mal baisée me lance une bouteille
de détergent par une fenêtre, je lui réponds
que je viendrais l’interviewer une autre fois, qu’elle
attende son tour comme tout le monde.
J’arrive au stade où je suis accueilli par une attaché
de presse portant un jean miniaturisé. En un instant ma
carte de presse jaillit d’on ne sait où et j’ai
droit à une visite détaillée des installations
du club : bien fournies à tous les étages avec un
mobilier confortable, je passe un bon moment qui a également
le mérite de me faire rater la première mi-temps.
Assoiffé, j’envoie une cruche me chercher à
boire. J’en profite pour maudire le connard qui a choisi
ce match entre deux des plus mauvaises équipes de ce début
de saison, je sais très bien que c’est moi qui ai
choisi mais ça fait toujours du bien. Je m’enfile
une poignée de cachetons pour être sûr de pouvoir
discerner les numéros des joueurs. Je ne reconnais pas
Nico sur le banc du Tchépakoi, on m’explique que
c’est Wonderliam, je me rends compte que j’ai eu la
tête de Nico et je décide que ça doit s’arroser,
je commande le champagne pour toute la tribune de presse en hurlant
dans mon micro que je réclame l’interruption du match
ainsi que les licenciements immédiats d’Adri et de
Wonderliam. Un impertinent me fait remarquer que mon micro n’est
pas branché. Je lui réponds que je baise sa femme
avec la bouteille, bref je ne sais pourquoi la discussion s’envenime
et le service de sécurité arrive, sur quoi je décide
que je peux baiser également leurs femmes respectives.
S’ensuit un bordel monstre dont il ne me reste que de vagues
souvenirs, hormis quelques contusions et un hématome sur
la cuisse. Apparemment j’aurais braillé « CARTE
DE PRESSE » à tous les autochtones. Et apparemment
le RCS a gagné. Et ce matin je retrouve la note de frais.
Au dos, un numéro de téléphone. Je vais peut-être
appeler. Si j’ai le temps, entre deux interviews.
LE
JOURNAL DE LA LEAGUE 1
CH’TI
BILOUTE - DYNAMO LUTONIA : 69,5 - 60
Les observateurs attendaient beaucoup des débuts du Dynamo
Lutonia, qui a vu le jour sur les ruines du regretté FC
Dinero Reyes, dont les dirigeants ont été rattrapés
par leur passé. La tâche qui été proposée
à Kittycran n’était pas des moindres, en déplacement
chez la Ch’ti Biloute, qui a su faire respecter la logique
du classement malgré une belle opposition. C’est
Alexsupersonic qui empoche les trois points grâce notamment
à un but de Seydou Keita. Quant aux lutoniens, ils devront
certainement puiser dans leur sens du collectif pour se sortir
de ce mauvais pas.
REBELLION
LIES - ABBEY ROAD UNITED : 59,5 - 56
Entre deux équipes qui avaient animé le championnat
de la saison dernière, on s’attendait à un
match un peu plus spectaculaire. Mais aussi bien Requiem que Dave
ont confirmé leur irrégularité de ce début
de saison, et à ce petit jeu c’est finalement les
Rebellion Lies qui est sorti vainqueur, avec une équipe
pourtant diminuée par de nombreuses absences, mais certainement
un esprit plus conquérant qu’Abbey Road United qui
n’en finit plus de s’enfoncer. Après cette
nouvelle défaite on peut vraiment se demander si Dave fait
l’affaire et ne ferait pas mieux de laisser sa place.
UZUPIS
UNITED - HEDENNE CITY F.C. : 56,5 - 57
Suspense ? C’est à peu près tout ce qu’on
retiendra de cette opposition entre Uzupis United et l’Hedenne
City FC. Une partie d’échecs selon certains, guerre
de tranchée entre peintres en bâtiment selon d’autres,
ce match ne restera pas dans les annales du Landslide. Si ce n’est
pour les trois nouveaux points engrangés par Damo, qui
ne cesse de mettre la pression sur les leaders et continue son
chemin vers les hauteurs du classement. Pour le Good Rebel, il
faudra rebondir dès la semaine prochaine s’il ne
veut pas s’installer dans le ventre mou de la League 1.
W.S.D.
SONICS - GUINNESS SPIRIT : 66,5 - 55,5
Après des débuts quelque peu hésitants il
semble bien que les Sonics soient lancé sur les chemins
qui avaient mené Iarl à la victoire finale l’an
dernier. Les joueurs de la côte Ouest ont retrouvé
leur jeu en mouvement à une touche de balle et ont ainsi
triomphé de la Guinness Spirit au Stade de la Resistance.
Sabotage était quant à lui partagé entre
le découragement et la résignation après
l’avalanche de blessures que subit une nouvelle fois son
équipe. Il a préféré malgré
tout se projeter vers l’avenir et la double confrontation
à venir avec Dave.
OASIS
LYONNAIS - LADS UNITED : 60,5 - 64
En déplacement au Pepper Stadium, les leaders se sont une
nouvelle fois fait peur, et Gas Paniked a longtemps cru que la
victoire allait lui échapper et que les Lads United allaient
subir leur première défaite de la saison. En effet,
après l’expulsion d’Utaka (la troisième
déjà pour cette équipe !) les joueurs du
Sergent Pepper, revigorés par la sortie de l’album
Love, ont imposé une grosse pression sur les buts de Landreau
mais sans réussite, les Lads inscrivant même un but
en contre par Piquionne en fin de partie. La chance du champion
?
RACING
CELTIC STARS - OLYMPIQUE DU TCHEPAKOI : 62,5 - 36
Après un nouveau changement de nom et libéré
de l’ombre de Kittycran, Adri espérait rebondir en
recevant un Tchépakoi en perdition. L’équipe
de Déquerre misait quant à elle sur un effet Wonderliam,
qui une fois n’est pas coutume a bénéficié
d’une promotion grâce aux mauvais résultats
du club. D’effet il n’y eut point, et on peut se demander
si Wonderliam ne devrait pas plutôt laisser sa place. Au
contraire, ce sont les joueurs du Racing Celtic Stars qui en ont
profité pour reprendre confiance et glaner trois points
qui vont soulager Adri. Adri qui a toujours été
l’homme de la situation et qui se voit récompensé,
une leçon pour ceux qui réclament des têtes
à tort et à travers.
LE
JOURNAL DE LA LEAGUE 2
F.C
DOOD - CABANOZ UNITED : 54,5 - 59,5
Le FC
Dood y a longtemps cru mais un Wiltord malade aura fait tomber
à plat ce qui aurait été une surprise de
taille. Du côté du Cabanoz, on s'efforce de se rassurer
mais on n'en mène pas large quand même à l'idée
de devoir aller se mesurer au leader invaincu du championnat le
week end prochain.
BREIZH
GOELANDS - HUGOCRATIA FC : 58 - 39,5
La L2
est une league qui se joue à 8 et où Pathanen gagne
toujours à la fin. Le H a compris la leçon et n'a
même pas souhaité commenter la performance de ses
joueurs qu'on aura tout de même connu plus saignants.
ZOOEYSTAC
- ADN FC : 37 - 54
La Zooeystac
s'est encore fait piégée dans son stade en ne trouvant
plus le chemin du but. Cela commence à devenir problématique,
les adversaires ayant compris qu'il était plus simple de
traverser les buissons que de les contourner. Une triste défaite
qui laisse la Zooeystac à portée du FC Dood et qui
permet à l'ADN FC de se replacer dans la course à
la montée.
ORANGE
LADS - HURRICANE FC 42 - 53
Benjio
s'est fâché tout rouge et apparemment cela a porté
ses fruits puisque Taiwo s'est appliqué tout le match.
Malheureusement pour l'Hurricane FC, Lemoigne a oublié
son genou sur la pelouse et Cqst refuse de le restituer. C'est
la dégringolade pour les Orange Lads qui attendent le retour
de leur blessé et la greffe des pieds de Pancrate pour
relever la tête.
LA
RUBRIQUE DE PIERROT :
"Le
syndrome GS"
 |
Intéressons
nous à un phénomène qui a récemment
mis la CS League en émoi : le syndrôme GS.
Une vague de blessés pour des motifs que nous qualifierons
de pitorresques est apparue dans de nombreuses équipes
au cours des dernières. Après 11 minutes d'investigation,
j'ai de sombres révélations à vous faire
au sujet de ces blessures.
D'après les médecins de clubs de la CS League, tous
les joueurs blessés ont en commun une curieuse marque GS
tatouée en jaune sous le talon. Sous couvert d'anonymat,
Gilbert Poitiers, le médecin de la Guinness Spirit nous
révèle la signfication de cette étrange marque
: " Vous savez, le coach ici, il s'y connait en médecine.
Alors quand il fait signer un joueur, il l'examine et on tatoue
GS en dessous du talon si la bête est défectueuse.
Après, on garde si le joueur est bien, sinon qu'il aille
se blesser ailleurs..." Nous avons donc l'explication de
la marque jaune et de l'activité frénétique
de la Guinness Spirit sur le marché des transferts.
Sabotage que nous avons contacté s'est refusé à
tout commentaire tout en répétant que ses joueurs
aussi se blessaient. Vous l'aurez tous compris, ces blessures
ne sont que des feintes destinées à éloigner
l'opprobe qui risque de s'abattre sur la Guinness Spirit. Déjà,
les managers lésés s'unissent et promettent des
actions en justice, soutenues par Dominique Rocheteau et tous
les amoureux de l'incertitude sportive. Il se murmure même
qu'en cas d'échec devant la cour de justice du bar des
sports d'Hedenne, les managers iraient chercher conseil auprès
d'un jeune chasseur d'arnaques dont la réputation a traversé
l'océan platinique, Julien Courbet.
A l'heure du prochain mercato, nul doute que les talons seront
plus examinés que les talents au Landslide.
L'ANALYSE
DE DOMINIQUE
"In
Schefferville with...Zooey"
"Salut
Zooey, content d'etre à vos cotés ici à Schefferville...
- Bonjour
Dominique, ravie de vous accueillir, j'espère que ce petit
tour en calèche vous plaît.
La ville
est petite, 15000 habitants, et pourtant, trois clubs existent?
Pas trop dur de cohabiter?
- Il
y a quelques inconvénients je l'avoue : les masseuses de
la Zooeystac sont régulièrement prises en otage
par Requiem, la population locale est abreuvée de Guinness
par Sabotage, ce qui la rend amorphe... Mais dans l'ensemble,
les 3 clubs cohabitent remarquablement bien. Leurs entraineurs
respectifs se retrouvent régulièrement au "Frogs
and the Princess" le bar le plus branché de la ville,
pour refaire le monde et le championnat du Landslide autour d'une
petite mousse.
Trois
clubs de L1 à Schefferville...cela paraitrait peut-etre
trop. Est-ce pour ça que vous avez pris un rythme de "club
de L2"?
- J'ai
préféré laisser les honneurs de la League
1 à mes camarades, qui ont des ambitions plus ambitieuses
que la Zooeystac n'en aura jamais. On joue sans pression. Enfin,
si on peut appeller ça jouer...
On
dit souvent beaucoup de biens de vos supporters et supportrices...Les
sélectionnez-vous?On peut se le demander, non?
- Pas
du tout cher Dominique, nous sommes soutenus par un public fidèle
!
C'est peut-être parce que nous ne faisons pas payer l'entrée
au stade. Nous aurions honte de racquetter l'argent durement gagné
des Scheffervillois. Et s'ils viennent aussi nombreux, c'est aussi
parce que le spectacle proposé n'est jamais triste, bien
au contraire ! Schefferville a besoin de la Zooeystac, ne serait-ce
que pour rire un peu.
Benjio
nous confiait dans un précédent numéro etre
très heureux de vous accueillir...De votre coté,
quelle est votre "visiteur" favori?
- Ah,
c'est une question délicate, mon coeur balance entre Little
Pilot et Stephane Oz.
Sinon, Damo, mais il ne vient jamais... (ndlr : elle retient
ses larmes avec difficulté)
Enfin
pour terminer...Schefferville et son passé ouvrier n'ont
pas eu trop de mal à vous accepter, vous "la coach
aux dents longues". Comment l'expliquez-vous?
- "Aux
dents longues" ?? Non mais Dominique, vous avez vu l'effectif
?? Vous avez vu mes compos d'équipe ?? Comment pouvez-vous
penser une seconde que la population locale ait eu cette opinion
? Ne me confondez pas avec feu les Fillouchelli !
Merci
bien !
- De
rien, ce fut un plaisir cher Domnique, revenez quand vous voulez,
vous pourrez tester le salon de massage !
Ca
fera du bien à mes articulations.."