
L'EDITO
D'OLIVIER

Salut
c'est le boss.
Je ne vous présente pas mes voeux pour cette nouvelle année,
et je ne vous remercie pas de votre fidélité. De
même, je vous promets que la rédaction fera tout
pour que cette année soit encore plus ennuyeuse et vous
désintéresse le plus possible, afin que votre désaffection
progressive pour le magazine nous offre moins de travail via l'arrêt
de sa publication. Je ne remercie pas non plus nos partenaires
publicitaires qui viennent pourrir nos pages, en plus de la sauce
barbecue de Pierre M. De tout celà je nous remercie pas,
tout simplement parce qu'actuellement je suis trop occupé
à caresser le sein de Miss Fossambault avec ma plume aiguisée
comme une lame, à explorer monts et merveilles du Landslide
en cinémascope, à apprivoiser son relief et à
maitriser ses courbes à l'aide de mes experts instruments.
Vous comprendrez dès lors la futilité d'un éditorial
adressé à la foule informe des lecteurs de But,
avides d'anecdotes sur la secrétaire de l'Oasis Lyonnais,
sur la vie sexuelle de Pieroni et de quintuples pages centrales
sur Miss Landslide. Bref vous comprendrez que j'ai autre chose
à foutre tout simplement que de vous parler de la composition
d'un menu Mac Pierrot et de sa possible exportation dans les pays
de la zone euro, de la rigidité d'un fil de linge confronté
à la pression d'une petite culotte en dentelle balayée
par le froid et la pluie, de l'herméneutique appliquée
à la vie post-coîtale des loutres de mer, du gel
des lasagnes, des pets des eskimaux, de la prothèse de
Dominique Grimault, de la resurgence tardive des morpions marbrés
au fonds des sacs de sport vert, du retard des trains, des crises
de conjonctivite abdominale chez les oursins de moins de trois
ans et demi en milieu tempéré, et de pourquoi et
comment la planète est issue d'un gigantesque gruyère.
Alors, d'avance, je ne m'excuse pas pour l'année 2007 qui
s'annonce.